DPE à Pont du Lys-Antibes-Les Pins à Antibes : bâti, étiquettes et enjeux

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Les 1 028 DPE analysés à Pont du Lys-Antibes-Les Pins décrivent un quartier très majoritairement composé d’appartements, où la classe C domine. La comparaison avec Antibes révèle un coût énergétique médian inférieur, mais une consommation médiane par mètre carré légèrement supérieure.

DPE à Pont du Lys-Antibes-Les Pins à Antibes : bâti, étiquettes et enjeux — Antibes

Le dossier énergétique de Pont du Lys-Antibes-Les Pins repose sur 1 028 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 15 000 DPE à Antibes. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leur période de construction et leurs principaux indicateurs énergétiques. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire de tous les logements du secteur : les proportions présentées concernent le corpus disponible. La lecture fait ressortir trois caractéristiques : une très forte présence d’appartements, une période de construction dominante située entre 1948 et 1974 et une majorité de diagnostics classés C. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, ces repères donnent un contexte local, sans remplacer l’examen du DPE du logement concerné.

Un bâti dominé par les appartements et la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Pont du Lys-Antibes-Les Pins)Part du quartier
A171,7 %
B14013,6 %
C49047,7 %
D23923,2 %
E11010,7 %
F282,7 %
G40,4 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Pont du Lys-Antibes-Les Pins (Antibes).

La période 1948-1974 représente 41,3 % des diagnostics du quartier : c’est la tranche de construction dominante, mais elle ne rassemble pas à elle seule la majorité du corpus. Les logements construits avant 1975 totalisent 47,6 % des diagnostics, tandis que ceux d’avant 1948 en représentent 6,2 %. Le quartier comporte donc une part importante de logements de la période 1948-1974, sans que les données permettent de préciser leur architecture, leurs matériaux ou leurs équipements. La part des maisons individuelles est limitée à 1,8 %, le reste correspondant à des appartements. Cette composition invite à lire les résultats avant tout comme le profil d’un parc collectif. Elle ne permet pas, en revanche, de connaître l’état des immeubles, les rénovations déjà réalisées ou les caractéristiques de chaque copropriété.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 41,3 % des diagnostics. Ce repère décrit l’âge du bâti observé, mais ne suffit pas à attribuer une étiquette énergétique à un appartement particulier.
  • Bâti ancien : 6,2 % des diagnostics concernent des logements d’avant 1948, contre 9,7 % à Antibes. Cette catégorie est donc moins représentée dans le quartier que dans le corpus communal.
  • Typologie : les maisons individuelles représentent 1,8 % du corpus. Pour interpréter les résultats d’une maison du quartier, il faut garder à l’esprit sa faible représentation dans les données locales.

La classe C domine parmi les 1 028 diagnostics

La répartition des étiquettes place nettement la classe C en tête, avec 490 diagnostics, devant la classe D, qui en compte 239. Les classes B et E regroupent respectivement 140 et 110 diagnostics. Aux extrémités de la distribution, 17 logements sont classés A, 28 sont classés F et 4 sont classés G. Le profil énergétique observé se concentre donc principalement sur les classes C et D, plutôt que sur les étiquettes les plus défavorables. Cette distribution ne doit cependant pas effacer les différences entre logements : le quartier comprend des diagnostics dans chacune des classes, de A à G. Les chiffres fournis ne croisent pas les étiquettes avec les périodes de construction. Ils ne permettent donc pas d’affirmer que les logements de 1948-1974 appartiennent principalement à une classe précise.

Des passoires presque au même niveau qu’à Antibes

Les classes F et G réunissent 32 logements dans le corpus du quartier, soit 3,1 % des diagnostics, contre 3,0 % à l’échelle d’Antibes. Sur cet indicateur, Pont du Lys-Antibes-Les Pins se situe donc très près du niveau communal, tout en étant légèrement au-dessus. Cette proximité ne signifie pas que les deux distributions énergétiques sont identiques : la répartition complète des classes à l’échelle de la ville n’est pas fournie. La comparaison porte ici sur la proportion de passoires, non sur une note globale du quartier. D’autres différences apparaissent dans les médianes disponibles, notamment pour la consommation, le coût énergétique estimé et la surface. Il est important de distinguer ces indicateurs : un coût annuel plus faible ne signifie pas nécessairement une consommation plus faible par mètre carré.

  • Coût énergétique annuel médian estimé : 660 € dans le quartier, contre 726 € à Antibes. Ce montant est une estimation énergétique et ne doit pas être présenté comme une facture réellement constatée.
  • Consommation médiane : 153 kWh/m²/an dans le quartier, contre 147 kWh/m²/an dans la ville. L’indicateur rapporté à la surface est donc légèrement supérieur au niveau communal.
  • Surface médiane : 45 m² dans le quartier, contre 58 m² à Antibes. Les logements du corpus local sont plus petits selon cette mesure, ce qui doit être pris en compte dans la lecture des coûts annuels.

Vendre : situer le logement sans lui attribuer le profil du quartier

Pour préparer une vente à Pont du Lys-Antibes-Les Pins, les données locales servent d’abord à situer le bien dans son environnement énergétique. Un logement classé C appartient à la catégorie la plus représentée, avec 490 diagnostics, mais cette seule proximité ne renseigne ni sur sa valeur ni sur son attractivité auprès des acquéreurs. À l’inverse, un classement F ou G correspond à une situation minoritaire dans le corpus local, qui mérite d’être clairement distinguée du profil dominant. La présentation du bien gagne à s’appuyer sur son propre diagnostic, sa surface et ses caractéristiques documentées. Le coût médian de 660 € ne peut pas être repris comme estimation individuelle. Les données fournies ne permettent pas davantage de chiffrer une décote, une plus-value ou un budget de travaux.

Louer : distinguer estimation énergétique et situation individuelle

Pour une mise en location, la lecture des données appelle la même prudence : les 153 kWh/m²/an de consommation médiane décrivent le corpus du quartier, pas la consommation attendue de chaque logement. Le candidat locataire peut utiliser ce repère pour contextualiser le diagnostic présenté, en tenant compte de la surface du bien. Le bailleur doit, de son côté, éviter de transformer les 660 € de coût annuel médian estimé en engagement sur les dépenses futures. Les 32 logements classés F ou G rappellent également que des situations énergétiques défavorables existent malgré leur faible proportion locale. Les faits disponibles ne précisent pas les règles applicables à la location ni la situation administrative d’un bien. Ils ne suffisent donc pas à conclure qu’un logement particulier peut être loué.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente à Pont du Lys-Antibes-Les Pins ?

La classe C est la plus fréquente, avec 490 diagnostics sur les 1 028 géolocalisés dans le quartier. Elle est suivie par la classe D, qui rassemble 239 diagnostics. Cette prédominance décrit le corpus analysé, mais ne permet pas de présumer du classement d’un bien mis en vente ou en location. Toutes les étiquettes, de A à G, sont présentes.

Le quartier est-il plus performant énergétiquement que l’ensemble d’Antibes ?

Les indicateurs ne permettent pas une réponse globale. Le coût annuel médian estimé est inférieur, à 660 € contre 726 €, mais la consommation médiane est supérieure, à 153 contre 147 kWh/m²/an. La surface médiane est également plus petite : 45 m² contre 58 m². Enfin, la part de passoires est très proche, à 3,1 % contre 3,0 %. Chaque mesure éclaire une dimension différente.

Peut-on prévoir le DPE d’un appartement à partir de son année de construction ?

Non, les données fournies ne permettent pas cette déduction. La période 1948-1974 représente 41,3 % des diagnostics du quartier, mais aucun croisement entre âge du bâti et étiquette énergétique n’est disponible. Les équipements et les éventuels travaux ne sont pas décrits non plus. Pour apprécier un appartement précis, il faut donc consulter son diagnostic plutôt que lui attribuer la classe dominante du quartier.

Sources officielles

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